TRAITEMENT DE L'HYPERIDROSE PALMO-PLANTAIRE ESSENTIELLE PAR GALVANISATION AVEC ION Idromed.
Hopital Saint Louis - Paris
By C.YOUSRY, M.JEANMOUGIN
L'hyperidrose correspond à la persistance d'une production exagérée de sueur éccrine après la disparition de stimulus déclenchant. Sa fréquence est estimée entre 1% et 10% de la population générale avec une prédominance féminine (sans influence ethnique). Surtout localisées aux paumes, aux plantes des peids et aux aisselles, elle peut être très invalidante par ses conséquences socio-professionnelles.
Dans une étude clinique effectuée à l'hôpital Saint Louis dans le service du Pr. CIVATTE, 50 sujets atteints d'une hyperidrose primaire ont été traités par galvanisation (inonophorèse) et suivi pendant 1 an.
95% des femmes et 66% des hommes sont venus après avoir essayé d'autres traitements tel l'Etiaxil®, le P.M. bille®, l'acupuncture et même les sympatolytiques. Les résultats étaient partiels et toujours transitoires. La fréquences des antécédents familiaux d'hyperidroses (50%) est en faveur d'un facteur génétique, mais le rôle de l'éducation et du contexte psychologique et familial ne peut être négligé dans la détermination d'une réaction du type psychomatique.
Il ne nous a pas paru exister de profil psychologique particulier, les sujets atteints réagissant tout simplement à des stimuli habituels par une transpiration transitoire exagérée en quantité et en durée et cela en fonction des facteurs extérieurs, de leur état physique et psychique.
La fréquence des troubles vasomoteurs (cyanose/oedèmes) n'est pas négligeable. Les oedèmes accompagnants les poussées étaient assez fréquents parfois douloureux empêchant ainsi la mobilité des doigts. IL convient d'évoquer un lien entre les deux phénomènes car la vasomotricité peut être influencée localement par des bradykinines secrétées par les glandes sudorales.
L'efficacité a été jugée sur :
Tous les sujets ont répondu au traitement. Un premier effet thérapeutique est obtenu après la première et deuxième séance chez 63% des femmes et 40% des hommes.
La première anidrose (assèchement complet) apparait habituellement dès la 2ème ou 3ème, au plus tard à la 12 ème c'est à dire à 4 semaine du traitement d'attaque. Les résultats sont d'autant plus précoces que le rythme du traitement d'attaque est élevé. Ils surviennent plus rapidement aux mains qu'aux pieds, ce qui est probablement lié à l'application aux pieds d'une intensité plus élevé de 50% par rapport à celle utilisées pour les mains.
Le rythme d'entretien est adapté à chaque cas, en général une séance tous les 2 à 4 voire 6 semaines. Plusieurs patients ont choisi de continuer le traitement d'entretien à domicile à l'ade d'un petit générateurà batteries rechargeables, IDROMED1. La rechute, est quasi obligatoire en cas de suspension du traitement, mais n'atteint pratiquement jamais le niveau de transpiration initiale. Elle débute par les zones les plus résistantes au traitement que sont les bouts des doigts et les pourtours des pieds. Seule une jeune fille agée de 13 ans et souffrant depuis 7 ans d'un hyperidrose palmoplantaire avec des écoulements a pu arrêter complètement son traitement au niveau des pieds. Cette guérison avec un recul de 12 mois reste cependant unique.
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